Avec “Capuche”, Helena confirme ce qu’on pressentait déjà : elle n’écrit pas seulement des chansons, elle pose des mots sur des réalités que beaucoup vivent en silence.
Après “Mauvais Garçon” et “Summer Body”, l’artiste poursuit son exploration des injonctions, des peurs et des violences ordinaires que subissent les femmes. “Capuche” n’est pas un simple titre pop : c’est un réflexe de survie mis en musique.
“Capuche”, un titre chargé de sens
La capuche, ce geste presque automatique. Celui qu’on fait pour se protéger, se cacher, se fondre dans la nuit. Helena transforme cet objet banal en symbole universel : celui des femmes qui adaptent leur comportement pour éviter le danger, pour rentrer chez elles sans attirer l’attention, pour se sentir, un peu, en sécurité.
La chanson parle de peur intériorisée, de vigilance permanente, mais aussi de colère retenue. Une colère lucide, posée, qui n’a pas besoin de crier pour être entendue.
Une voix qui parle pour toutes
Comme dans “Mauvais Garçon” ou “Summer Body”, Helena s’attaque à un sujet de société.
Elle ne raconte pas son histoire, elle raconte la nôtre. Celle de toutes les femmes qui ont appris à baisser les yeux, à serrer leurs clés dans la main, à changer de trottoir.
Son écriture est directe, sans pathos, et c’est justement ce qui la rend puissante : Helena normalise des vécus trop souvent minimisés.
Un clip métaphorique et glaçant
Dans le clip de “Capuche”, les hommes sont représentés comme des loups. Pas des monstres caricaturaux, mais des présences menaçantes, silencieuses, qui observent, qui rôdent.
Le loup devient ici la métaphore parfaite : de la peur diffuse, du danger potentiel, de cette menace qui n’a pas toujours besoin d’agir pour exister. La mise en scène est sombre, tendue, presque oppressante. Elle place le spectateur dans la peau de celles qui vivent avec cette alerte permanente.
Une pop engagée et nécessaire
Avec “Capuche”, Helena prouve qu’on peut faire de la pop engagée, intelligente et accessible. Une pop qui ne détourne pas le regard. Une pop qui parle de société sans donner de leçon.
Helena ne crie pas. Elle raconte et c’est précisément pour ça que ça touche juste.




