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Culture de l’Être

Dans ce nouvel opus de Culture de l’Être du mois d’avril, les Coups de Cœur de la Médiathèque de Fos-sur-Mer sont un album jeunesse « Laissez-moi danser » de l’écrivaine japonaise Makiko Toyofuku et un film « Les Bonnes Étoiles » du réalisateur japonais Hirokazu Kore-eda. Quant à la seconde partie de l’émission consacrée à un auteur ou une autrice et son oeuvre elle invite Caroline Mathieu pour son premier album jeunesse « Galant un chien pas comme les autres » illustré par Mathilde Blachère et paru chez Verte Plume Éditions

Les Bonnes Étoiles – Hirokazu Kore-eda

Chez Kore-eda, le récit ne s’impose jamais : il s’infiltre. Ici, tout naît d’un abandon — celui d’un nourrisson laissé dans une « boîte à bébé » — et de deux hommes qui, dans un geste ambigu, le recueillent pour le vendre. À partir de cette situation moralement trouble se déploie un road movie inattendu : une traversée géographique et surtout intime.

Les trafiquants deviennent pères de fortune, la mère revient hanter son geste, et peu à peu se forme une famille de circonstances, fragile, provisoire, mais intensément réelle. Kore-eda est un habitué des histoires de familles non conventionnelles. Il aime explorer les liens humains qui dépassent les cadres traditionnels et biologiques.

La mise en scène, discrète, laisse respirer les silences. Pas de fioritures : la caméra suit ses personnages, se posant sur leurs gestes, leurs émotions, leurs regards. Une réalisation sobre mais qui frappe par sa sincérité.

Pour Laurence du Pôle Art Musique et Cinéma de la Médiathèque : « Ce n’est pas un film qui vous balance une leçon de morale mais plutôt une œuvre qui vous invite à poser un regard bienveillant même sur des personnages imparfaits. Sans oublier les acteurs qui livrent des performances brillantes et inoubliables. »

Laissez-moi danser – Makiko Toyofuku

Dans cet album délicat, tout commence par un frisson de curiosité : un petit lapin, attiré par la lumière d’un studio, découvre l’univers feutré du ballet. Ce qui pourrait n’être qu’une initiation enfantine devient peu à peu une fable sur la légitimité du désir.

Le récit épouse la naïveté du regard animal pour mieux interroger nos frontières humaines : qui a le droit de danser ? qui a le droit d’entrer dans un monde codifié ? Le petit lapin, d’abord spectateur timide, devient corps en mouvement, révélant une grâce inattendue. Mais l’élan est fragile : dès que surgit l’exigence du spectacle et de la norme (le gala), l’exclusion revient, presque silencieuse.

Les illustrations sensibles avec des personnages expressifs et chargés d’émotion parlent de la différence, de bienveillance et du courage de danser même quand on doute même devant le regard des autres.

Pour Pascale du Pôle Jeunesse de la Médiathèque « Makiko Toyofuku réussit à travers son récit à nous faire ressentir cette envie de liberté qui grandit page après page. Elle aborde des thèmes essentiels pour les jeunes lecteurs : l’affirmation de soi, le regard des autres et de l’importance d’être soi-même. »

Galant, un chien pas comme les autres – Caroline Mathieu

Inspiré par son propre chien, Caroline Mathieu raconte l’histoire de Galant qui aime se promener et rêvasser tandis que les autres animaux sont bien occupés, ce qui fait de lui un chien pas comme les autres. Pourtant, s’il devait mettre la main à la patte et faire preuve de courage pour venir en aide à son voisin agriculteur, saura -t-il relever le défi ?

L’histoire se déroule dans les prairies de Crau et les paysages et les animaux de notre territoire comme le taureau, les moutons ou encore la cigogne blanche sont fidèlement reproduits par l’illustratrice Mathilde Blachère car « il s’agissait de montrer la richesse de la Provence et de la plaine de Crau » souligne Caroline Mathieu.

Pour Caroline Mathieu autrice mais aussi Responsable de l’Action Éducative en Arles et Mathilde Blachère illustratrice et Animatrice en Centre de Loisirs et Périscolaire « Évidemment quand j’ai réalisé cet album j’ai pensé à eux (aux enfants) et au bonheur que ça pourrait leur procurer. Mathilde et moi sommes contentes du résultat quand on voit le bel accueil que les enfants réservent au livre, l’attachement qu’ils ont pour Galant et le dénouement de l’histoire qu’ils adorent. »

Article publié le : 24/04/2026

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